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24 janvier 2007

Truands

TRUANDS
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Claude Corti, règne en maître sur tout un cartel de la capitale. Rien ne lui échappe et tout le monde lui obéit: prostitution, trafic de drogues, d’armes et détournement de fonds sont dirigés par  cette grande figure de la pègre parisienne. De son coté, Frank, tueur à gages très apprécié pour sa valeur sure fréquente le milieu sans jamais s’y attacher. Jusqu’au jour où Claude est balancé puis emprisonné. Il va devoir savoir qui sont ces vrais amis et pour cela Frank va devoir l’aider.

Unique point positif de ce film: il dure moins de deux heures. Ouf!

« Truands » finalisait la trilogie policière de Frédéric Schoendoerffer après « Scènes de crimes » et « Agents secrets », sauf qu’ici on est loin de ce qu’on pourrait appeler un film ne serait-ce qu’acceptable.

Le milieu du grand banditisme peine à être vu à sa juste valeur. Le « surjeu » des acteurs, notamment celui de Philippe Caubère en mauvais parrain, frise le grotesque; celui des femmes, qui n’en sont même plus, se résume à jouer des putes sans morale ni conscience; Béatrice Dalle est enfin dans son élément, on peut au moins lui accorder ça. Quant à Benoît Magimel, il nous avait habituer à mieux; son tour des plateaux télé en vue de la promo du film n’aura servit à rien.

Les scènes d’actions, s’il en est, semblent être emprunter aux grosses productions américaines comme « Heat » ou « Scarface » avec toute la maîtrise du sujet en moins, faisant ainsi de « Truands » une pâle copie d’un polar de série Z.

La mise en scène termine de décevoir par un montage bâclé, trop visible, et sans aucun lien apparent; à nous de déterminer l’utilité de tel ou tel plan dans la continuité du récit.

Enfin, quand on veut montrer un gros voyou dans son élément, il faut aussi mettre de coté tout le romantisme et la subtilité, du coup deux ou trois scènes à la limite du porno, nous rappellent, au cas où on l’aurait oublier, que les « Truands » ça ne fait pas dans la dentelle.

En bref, tout est dans la bande annonce, alors ne gâchez pas 9€ pour ce film; on pourrait même légaliser le téléchargement si vous teniez vraiment à le voir.

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24 janvier 2007

Babel

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Des enfants au Maroc s’amusent sans intentions particulières avec le fusil de leur père. Une balle est tirée et va entraînée sur son chemin un bouleversement dans les destins de plusieurs personnages: elle touchera directement ce couple au bord de la séparation touristes au Maroc eux aussi et par conséquent la nourrice mexicaine de leurs enfants qui après le mariage de son fils où elle les a emmener va devoir se frotter à l‘inflexibilité des forces de l‘ordre, et beaucoup plus loin encore cette jeune étudiante japonaise, sourde-muette, qui tente juste de se faire accepter par son entourage.

Dans la même trempe que « Collision », « Babel » est un chassé-croisé comme Gonzales Innaritu sait les faire. Après « 21 grammes » ou « Amours chiennes »  le réalisateur mexicain suit une fois de plus les destins parallèles de plusieurs personnages aux origines et aux mœurs différentes, qui pourtant seront réunis par une réalité universelle dans laquelle les humains excellent depuis des générations: l’absence de communication.
D’abord intimiste, cette absence est présente au cœur même du couple Pitt/Blanchett, impeccables dans des rôles où on ne les avait encore jamais vu. Puis plus profonde, elle touche ensuite les véritables problèmes de notre société à plusieurs niveaux.
Il y a cette jeune japonaise qui veut se faire entendre malgré le silence qui l’entoure depuis la mort de sa mère, et un handicape  qui l’écarte des loisirs d’une adolescente de son âge. Ou encore cette nourrice mexicaine expulsée du pays où elle vivait depuis des années, pour avoir eu peur de ce que ce même pays lui ferait subir, après avoir illégalement emmené ces protégés au-delà de la frontière des Etats-Unis.
C’est cette frontière qui reste omniprésente dans tous les problèmes que Innaritu traite sans aucune retenue, afin qu’on ait presque envie de crier à l’impossible devant une telle incompréhension, qui pourtant est bel et bien une triste réalité. Les hommes ne se parlent plus tant ils se sont éloigner les uns des autres, ils préfèrent se battre ou s’ignorer plutôt que de tout simplement communiquer en adultes qu’ils sont censés être.
Le scénario est ficelé par une « balle perdue », tirée par ces deux enfants marocains qui voulaient, au fond, juste s’amuser. Cette balle sera le déclencheur d’un changement quel qu’il soit pour les personnages: la réconciliation dans la douleur d‘un couple, un déchirement sans sursis entre une femme et les enfants qu’elle a toujours aimé comme les siens, le retour dans le silence d’une fille vers son père.
Au final, « Babel » est une réalisation finement réussie, tout comme la tour à laquelle elle renvoie, nous montrant à sa juste valeur comment les hommes ne peuvent plus vivre en union ni même se respecter les uns les autres pour avoir apporter un jour trop de crédits à leurs ambitions personnelles.

24 janvier 2007

Rocky Balboa

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Rocky, après avoir été sacralisé comme le plus grand champion de boxe de tous les temps, s’est retiré de la scène et tient aujourd’hui un petit restaurant du nom de sa femme, décédée, « Adrian ». Vivant dans le  passé il ne peut se résigner à oublier sa bien aimée et sent qu’il a encore beaucoup de choses à régler avec lui même. Cette chance va lui être offerte lorsqu’il va devoir remettre ses gants pour affronter le champion du monde en titre.

On l’attendait depuis longtemps, le voici le voilà: le denier opus de Rocky que nous offre Stallone dans une forme extraordinaire du haut de ses soixante ans.

Tout comme son personnage, absent sur le ring depuis de nombreuses années, l’acteur revient  pour le plaisir des amateurs nostalgiques, après  une disparition trop longue du grand écran.  Toujours comme le champion de boxe qu’il incarne, on sent que Stallone aussi à des contes à rendre; cet ultime combat c’est avant tout le sien face à son public et au monde du cinéma qui l’a laissé de coté depuis trop longtemps. Le message est clair: Stallone peut encore nous impressionner.

Pour nous le prouver « Sly » a mit les bouchés-doubles en passant derrière la caméra. Le seul hic c’est que le scénario et les dialogues s’en ressentent. Le tout est plein de bons sentiments, faisant de ce film un moment agréable à passer, même si la recherche du style et de l’histoire manque d’originalité. Malgré ça, on peut largement s’en contenter car c’est avant tout un cadeau à ses fans que Stallone a voulu réaliser ici.

Pour son dernier round, Rocky est au centre de toute l’attention laissant peu de places aux protagonistes qui l’entourent; parfois à la limite de l’égocentrisme on pourrait penser que Stallone en fait des tonnes au tour de son personnage.

Mais n’oublions pas que c’est la dernière fois qu’on pourra voir le champion à l’écran, alors laissons le se faire plaisir, et nous faire plaisir, car ce rôle c’est celui de sa vie et il lui va comme un gant.

24 janvier 2007

Apocalypto

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A l’aube des premières invasions occidentales, Patte de jaguar et sa tribu vivent paisiblement dans la jungle, de ce que la nature leur apporte. Cette paix sera très vite interrompue par le massacre sans foi ni lois d’une tribu voisine. Patte de jaguar va alors devoir quitter cette cité aux rituel étranges et barbares, où il a été emmener en esclave, et affronter ses propres peurs  afin de sauver son peuple et surtout la femme qu’il aime.

Après la très controversée « Passion du Christ », Mel Gibson « s’attaque » ici aux  mayas en plongeant au cœur de ce que fut cette grande civilisation. Il nous montre d’abord un paysage paradisiaque ou tout est idyllique, aux décors luxurieux de végétations, avant une rupture brutale nous renvoyant à une citadelle de pierre grandiose et où semble régner  dans la foule le chaos. Le contraste est total que ce soit dans les décors que dans les personnages: nous avons d’un coté le gentil Patte de Jaguar, chef d’une tribu ne vivant que pour le bien et la paix, et de l’autre les méchants Mayas, torturant et tuant pour faire revenir la santé à ce peuple acerbe.
Cette transformation de l’histoire « à la sauce  Gibson » ne peut que nous renvoyer à ce renversement de « La passion du Christ » où la faute était rejetée sur les juifs; sauf qu’ici les méchants se sont les mayas, du même coup on se demande si les conquistadors n’avaient pas raison de les exterminer ces barbares! Même en gardant à l’esprit que les tortures que la tribu de Patte de Jaguar subit, étaient des rituels propres à une religion et à un peuple civilisé,  on ne peut s’empêcher de penser que Gibson a voulu tout simplement nous faire voire le contraire et par la même excuser des siècles de barbaries occidentales.
Ces mêmes occidentales posent d’ailleurs une question tout en finalisant ce film d’aventures, car il faut l’avouer, les péripéties du petit Maya nous transporte au cœur d’une recherche intérieur pleine de bons sentiments, ainsi que dans un voyage mouvementé à travers la jungle et ses paysages plus beaux les uns que les autres, pour finalement nous stopper net dans cette course infernale du chasseur et sa proie face donc à ses nouveaux arrivants dans leurs étranges embarcations. Les chasseurs, qui vont bientôt devenir les chassés, laissent donc Patte de Jaguar retourné à sa petite vie afin de découvrir qui sont ces étrangers. Leur arrivée les posent-ils donc en sauveurs puisque notre héros ne s’en tire pas trop mal, et c’est ce qui semble le plus probable suivant la logique de Gibson, ou doit on se projeter et, connaissant l’histoire, en déduire que le pire reste à venir?
Le titre « Apocalypto » prendrait alors toute son importance dans cette deuxième hypothèse mais Gibson le réalise bien trop tard et nous aussi: les jeux sont déjà fait. La fin de cette civilisation a beau arrivée avec celle des colonisateurs, nous ne pouvons plus avoir de compassion pour elle après deux heures de tortures infligées dans un but purement intéressé.

« Apocalypto » est donc visuellement superbe mais moralement désapprobateur.

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